Abrunus - Plusieurs inscriptions d'Hispanie nous révèlent l'anthroponyme masculin Abrunus. Ce nom est un composé adverbial en *ab-runo-, que l'on peut interpréter par « dusecret » → ou « celui qui est caché / secret ». À Lara de los Infantes (province de Burgos, Espagne), le lapicide avait initialement écrit Afrunus, mais Abrunus semble plus cohérent.
À Coria (Cáceres, Estrémadure, Espagne), Aucalus, fils d’Appinus, est inhumé à l’âge de 20 ans. Il repose avec son père, Abrunus Appinus, fils d’Arceltus, également mentionné dans l’épitaphe (AE 1977, 406).
Coria (AE 1977, 406) AVCALVS APPINI F(ILIVS) HIC SITVS EST AN(NORVM) XX ET ABRVNVS ARCELTI F(ILIVS) APPIN[
"Aucalus fils d'Appinus, est situé ici, (décédé à l') âge de 20 ans, et Abrunus Appinus fils d'Arceltus."
À Santa Cruz de la Sierra (Cáceres, Estrémadure, Espagne), Abrunus accomplit son vœu à la lumière divine (luce divina), de bon gré. L’inscription, de nature votive, se distingue par l’emploi d’un destinataire abstrait plutôt qu’un thèonyme classique (CIL II, 676).
Santa Cruz de la Sierra (CIL II, 676) ABRVNVS LVCE DIVINAE V(OTVM) S(OLVIT) A(NIMO) L(IBENS)
"Abrunus à la lumière divine, s'est acquitté de son vœu, de tout son cœur, de bon gré,"
À Santa Cruz de la Sierra (Cáceres, Estrémadure, Espagne), Abrunus, fils de Camalus, est inhumé. L’épitaphe se conclut par la formule funéraire classique sit tibi terra levis (« que la terre te soit légère ») (CIL II, 678).
Santa Cruz de la Sierra (CIL II, 678) ABRVNVS CAMALI F(ILIVS) HIC S(ITVS) E(ST) S(IT) T(IBI) T(ERRA) L(EVIS)
Abrunus, fils de Camalus, repose ici, que la terre te soit légère".
• Chez les Igaeditains.
À Covilhã (Beiras et Serra da Estrela, Centre, Portugal), Severus, fils d’Abrunus, accomplit son vœu à Bandei Brialeacuis (AE 1967, 135).
"A Bandeis Brialeacuis, Severus, fils d'Abrunus, s'est acquitté de son vœu".
En Tarraconaise
• Chez les Astures, sur le territoire du camp de la Legio VII Gemina
À León (Province de León, Castille-et-León, Espagne), Lomieto Ancondo, fils d’Abrunus, est mentionné dans un inscription. Claudia Aravica apparaît également, probablement comme parente ou dédicante (ERPLeon 196).