Campestres — Ce terme désigne en réalité des divinités collectives, le plus souvent conçues comme des puissances protectrices liées aux espaces ouverts (campi, les champs ou les terrains d’exercice). Leur fonction est principalement associée au monde militaire, en particulier à la cavalerie et aux entraînements effectués dans les camps.
Il ne s’agit pas d’une divinité unique dotée d’une mythologie structurée, mais plutôt d’un groupe de figures divines ou de puissances protectrices, comparables à d’autres ensembles féminins comme les Matres. Leur rôle est fonctionnel : assurer la protection et la réussite des exercices militaires et, plus largement, veiller sur les activités de la communauté militaire en plein air.
Si les attestations sont particulièrement nombreuses dans les provinces du Rhin et du Danube, en lien avec les garnisons et les unités auxiliaires, le culte est en réalité plus largement diffusé dans l’Empire. Il est notamment bien représenté en Bretagne insulaire, où il est attesté dans des contextes militaires et provinciaux comparables, ce qui confirme son intégration dans la religiosité des armées romaines au-delà des seules zones de frontière continentales.
Ainsi, les Campestres relèvent bien du domaine divin, mais sous une forme collective, fonctionnelle et étroitement liée à la sphère militaire plutôt qu’à un culte classique centré sur une figure unique. Elles ont en outre donné leur nom à un vêtement utilisé lors des exercices militaires (campestre) (Gaffiot, 1934).
"Consacré aux Campestres. Aelius Marcus, décurion de l'aile Augusta Vocontiorum, s'est acquitté de son vœu, de bon gré, avec plaisir, comme il se doit."
Sources: • • Julien Quiret pour l'Arbre Celtique
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique