Axrotalus — Le potier Axrotalus est attesté par une inscription en graphie greco-latine : ΑΧΡΟΤΑLVS (Holder I, 320). Delamarre (2003, 2007, 2019) cite ce nom sous trois variantes orthographiques : ΑΧΡΟΤΑLVS, Aχrotalus et Axrotalus, qui ne représentent toutefois qu’une seule et même inscription. La forme grecque-latine figure sur le support, tandis que les deux autres sont des translittérations ou adaptations modernes permettant de discuter le nom dans un contexte philologique. Étymologiquement, Axrotalus dérive de *acro-/*axro- « haut, noble » et *talu- « front », donnant le sens de « front noble ».
Pokorny (1916) pour sa part évoque un gaulois Akrotalus qu'il compare au grec iἀκρός sans plus de précision. Tandis que le Wiktionary précise : "This Gaulish entry contains reconstructed terms and roots. As such, the term(s) in this entry are not directly attested, but are hypothesized to have existed based on comparative evidence." (Reconstruction:Gaulish/Axrotalus), laissant entendre que cette forme est uniquement reconstruite, sans attestation directe.
Le problème réside dans le fait qu’il s’agit du seul anthroponyme attestant une forme *acro-/*axro-, sur laquelle tout le monde s’appuie, mais qu’aucun contexte géographique précis ne permet de localiser. Le Wiktionary considère d’ailleurs cette forme comme hypothétique. Cependant, le fait que cet individu soit identifié comme potier tend plutôt à indiquer le contraire, suggérant une attestation concrète et localisée plutôt qu’une reconstruction abstraite.
Sur instrumentum ?
• Marque de potier ?
⚱️ Attestation(s) : ΑΧΡΟΤΑLVS : [lieu inconnu] ([département ou pays inconnu]).
Sources: • X. Delamarre, (2003) - Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 440p.
• X. Delamarre, (2007) - Noms de personnes celtiques dans l'épigraphie classique, Errance, Paris, 240p.
• X. Delamarre, (2019) - Dictionnaire des thèmes nominaux du gaulois (I. Ab- / Ixs(o)-), Les Cent Chemins, 398p.
• J. Pokorny, (1916) - "Der älteste Names Irlands", Zeitschrift für vergleichende Sprachforschung auf dem Gebiete der indogermanischen Sprachen, vol 47, Vandenhoeck und Ruprecht, pp. 233-239
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique