| DAGDA / TARANIS / TEUTATES | ||||
Le Dagda
c'est un prototype préchrétien du Graal médieval. On le retrouve d'ailleur en tant que Saint Graal dans les légendes arthuriennes. Le chaudron ne se vide jamais, et celui qui s'y présente est tout de suite rassasié. Lorsque les Milésiens triomphent des Túatha Dé Dánann lors de la dernière invasion (voir rubrique légendes/livre des invasions) et que ces derniers se retirent dans l'Autre Monde, le Dagda fait l'acquisition d'un cochon magique aux propriétés similaires à celles de son chaudron : le cochon peut être tué et mangé un jour et revenir à la vie le lendemain, prêt à être tué et mangé de nouveau. Ainsi, le chaudron symbolise la vie et l'hospitalité des Celtes, mais c'est aussi un instrument de résurection dans lequel on jette les morts et où ils sortent vivants. elle symbolise son pouvoir du dieu de la vie et de la mort. Elle peut écraser d'un seul coup jusqu'à neuf hommes dans ce monde avec la plus grosse des deux extrémités, et les ressusciter par l'autre dans l'Autre Monde. Elle est si lourde qu'il faut huit hommes pour la porter et elle laisse dans le sol un sillon qui peut servir de frontière entre les deux mondes. Dans les légendes arthuriennes, on la retrouve sous la forme d'une lance. elle contient toutes les mélodies et tous les instruments possibles. Le Dagda en tire les trois airs classiques de la musique irlandaise : air du sommeil, air du rire et l'air de la tristesse. C'est elle qui aménage les saisons. il s'agit en général d'une roue à huit rayons, c'est à dire autant que les fêtes subdivisant le cycle annuel des Celtes en périodes régulières. C'est l'attribut indirect du Dagda, possédé par un de ces avatars, le druide aveugle Mog Ruith (serviteur de la roue). C'est la roue cosmique de l'apocalypse irlandaise : elle rend sourd celui qui l'entend, aveugle celui qui la regarde et tue celui sur qui elle tombe.
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