NORICUM MEDITERRANEUM (NORIQUE MÉDITERRANÉEN)

Noricum Mediterraneum
(Norique méditerranéen)

Le Noricum mediterraneum est, dans les derniers siècles de l’Empire romain, la partie intérieure et alpine du Norique. À cette époque, l’administration impériale réorganise les provinces pour mieux les contrôler. Le Norique est alors coupé en deux réalités complémentaires : d’un côté, la zone du Danube, tournée vers la frontière et les garnisons (le Noricum Ripense) ; de l’autre, un arrière-pays plus montagneux, fait de vallées et de plateaux, moins exposé aux incursions. C’est cette seconde région que l’on appelle mediterraneum — non pas en référence à la mer, mais parce qu’elle est « au milieu des terres », à l’intérieur du continent. C’est un espace moins frontalier, plus enclavé, où dominent les communautés locales, les petites villes et les circuits régionaux, loin des grandes lignes militaires du Danube.

C’est un territoire de montagnes, de vallées encaissées et de plateaux élevés, où la vie provinciale s’organise autour de villes secondaires et de centres civiques locaux, mais sous l’autorité d’une métropole : Virunum (Maria Saal). Cette ville concentre les fonctions administratives et sert de point d’ancrage au réseau des communautés environnantes.

Dans cet arrière-pays intérieur, les cités et communautés locales — Aguntenses, Teurnienses, Solvenses, Virunenses, et Celeienses — forment un tissu de petites entités civiques reliées par le droit romain et l’organisation municipale. Elles ne sont pas isolées, mais intégrées dans une structure provinciale où Virunum agit comme centre de gravité.

Sources:
• Julien Quiret pour l'Arbre Celtique
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique