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- Les indiens Tewa (Amérique du Nord) utilisaient le gui de genévrier. Ils le pilaient, puis le mélangeaient à de l'eau chaude. Ils buvaient cette préparation lorsqu'ils souffraient de gastralgies. - Les populations noires du sud des États-Unis pensaient que les baies du gui facilitaient la conception, mais qu'une préparation de gui pouvait tarir la sécrétion lactée. - En médecine chinoise, le gui est utilisé, entre autre, pour les troubles puerpéraux, les risques d'avortement, les ménorragies et les insuffisances de sécrétion mammaire. - Avicenne, au XVIe siècle, dans les pays islamiques, conseillait le gui pour les abcès froids, les ulcères, les plaies et les "problèmes" d'articulation. - En Suède, l'épileptique portait sur lui un couteau dont la poignée était en bois de gui.
- Les Hippocratiques des Vème et IVème siècles avant J.C, signalaient déjà l'efficacité du gui dans l'épilepsie. - Plus tard, Celse (De medicina, V, 15) introduisit la notion d'effet anti-tumoral, notion que l'on retrouvera chez Dioscoride (Sur le matière médicale, III, 85). - Au XIIème siècle, Sainte Hildegarde, abbesse bénédictine qui fonda l'abbaye de Saint-Rupert, employait la glu de gui contre les maladies hépatiques. - Au XVIème siècle, on le considérait bon pour l'épilepsie et l'accouchement; on lui trouvait des propriétés hémostatiques, fébrifuges, émollientes, vermifuges. - Au XVIIIème siècle, on le recommande pour l'épilepsie, les névralgies faciales et comme laxatif. - A la fin du XIXème siècle, il sera délaissé par la Faculté. Néanmoins, le gui sera encore utilisé par quelques guérisseurs; on ne fait pas disparaître si rapidement des croyances aussi anciennement enracinées. Voici une recette contre l'épilepsie, tirée, selon le Journal des débats dans lequel elle parut en mai 1908, d'un vieux manuscrit: "il faut prendre vingt hirondelles de la première nichée (les petites comme les grosses sont bonnes), que vous partagez toutes vives par dessus le dos; une poignée de mélisse citronnée, une chopine de vin blanc; deux onces de crâne humain, non inhumé, mais d'un homme mort de mort subite ou violente; une once de véritable gui de chêne. On passe le tout par l'alambic, et vous en tirez de l'eau dont le malade prendra une cuillerée à jeun les quatre derniers jours de la lune". - Au XXème siècle, seront effectuées des études chimiques et cliniques.
- L'usage du gui pouvait se faire d'une part pour ses effets pharmacologiques. - Les Gaulois utilisaient surtout le gui pour ses effets magico-religieux, c'est-à-dire pour son symbolisme.
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