| MÉTHODES DE DATATION | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les techniques de datation à la disposition des archéologues
- Les méthodes de datation absolue ou autrement nommées méthodes de datation objective, qui sans tenir compte du contexte de la découverte, donnent la date de l'échantillon. Le contexte n'intervient alors que dans une seconde étape, celle de l'interprétation des résultats. - Les méthodes de datation relative, fondées sur une analyse globale du matériel trouvé sur le site, sur des analyses comparatives à partir de corpus de référence, le tout en replaçant ces découvertes dans leur contexte et en prenant en compte l'évolution de ce matériel en fonction de la stratigraphie.
- Le type de matériel présent sur le site, qui détermine le type d'analyse qui pourra être entreprise sur les échantillons : doit-on privilégier une méthode d'analyse destructrice ? Quelles analyses pourront être réalisées en laboratoire ? Sur quel matériau ? Les échantillons recueillis sont-ils représentatifs ? A-t-on réussi à prélever suffisamment de matériel pour que l'étude soit concluante ? - La problématique archéologique que l'on se fixe est absolument primordiale puisqu'elle conditionne à la fois la manière dont on sélectionne les échantillons et les méthodes employées. Chaque méthode est caractérisée par une précision qui lui est propre. Ainsi, un exemple classique, quand la stratigraphie et la chronologie de l'occupation d'un site est très bien connue, l'emploi de méthodes de datation sophistiquées est rendu inutile puisque le résultat obtenu sera nécessairement caractérisé par une incertitude plus grande que la durée d'occupation du site. Enfin, des recherches menées dans les corpus existants relatifs à la typochronologie des poteries, des pièces de monnaie, des armes donnent de meilleurs résultats et sont nettement moins onéreuses que des méthodes de datations isotopiques par exemple.
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