OISÍN

Les personnages celtes
Nom: Oisín / Ossian
Peuple: Fénians
Étymologie: petit cerf, jeune cerf

Oisin / Ossian - Oisín est un personnage clé de la mythologie irlandaise, surtout connu comme étant le fils de Finn mac Cumhaill et de Sadhbh. Il fait partie du cycle de Finn (ou cycle fenian). Dans les textes anciens, son nom est écrit Oisín en irlandais, qui se prononce approximativement "O-shin". Son nom est composé de l'irlandais os "cerf", suivi d'un suffixe diminutif in.

Dans le récit des aventures de Oisín (Tóraigheacht Oisín), Niamh Chinn Óir rencontre Oisín, le héros mythologique, alors qu'il est en voyage. Elle tombe amoureuse de lui et le persuade de la suivre au Tir na nÓg, la Terre des Jeunes, un endroit magique où le temps est suspendu et où il n'y a ni vieillissement ni mort. Elle lui offre la possibilité de vivre éternellement à ses côtés dans ce monde idyllique. Ils y vivent ensemble en harmonie, et eurent une fille Plúr na mBan (fleur des femmes, jusqu'au jour où Oisín désire rendre visite à ses anciens compagnons, les Fianna (les guerriers légendaires dirigés par son père Finn mac Cumhaill). Niamh Chinn Óir l'avertit de ne pas toucher au sol de l'Irlande, car il vieillira instantanément s'il y pose les pieds. Lorsqu'il revient, il découvre que des siècles se sont écoulés et que tout a changé. En tentant d'aider un homme en difficulté, il tombe de son cheval, et son enchantement se brise. Il vieillit instantanément, et la vision magique de Tir na nÓg disparaît. Il finit par mourir.

Dans le dialogue des anciens (Acallamh na senórach), Oisín et Finn mac Cumhaill, relatent l'histoire ancienne des Fianna à saint Patrick, évoquant aussi l'époque où il vivait dans la Terre des Jeunes (Tir na nÓg) avec Niamh.

Le nom Ossian est une latinisation ou une anglicisation moderne d'Oisín, popularisée à partir du XVIIIᵉ siècle, notamment par le poète écossais James Macpherson. Macpherson a écrit des poèmes sous le nom d'Ossian, qu'il prétendait avoir traduits du gaélique. Bien que ces poèmes aient eu un grand impact dans le monde littéraire, il est maintenant largement admis que Macpherson a écrit une grande partie de ces poèmes lui-même, tout en s'inspirant de la tradition orale gaélique.



Sources:
n • F. Le Roux - Ch.-J. Guyonvarc'h, (1986) - Les Druides, Ouest-France, 448p.
• M. Green, (1995) - Mythes celtiques, Seuil, Paris, 160p.
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique