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Métiers du métal


bronzier

La sidérurgie se développe beaucoup au début du IVe siecle avant J.-C. Les bronziers sont très habiles et possèdent d'excellentes techniques. Les chefs et les guerriers les tiennent en haute estime, car ce sont eux qui façonnent la garde et le fourreau des épées, des casques, des boucliers et des garnitures de chars. Ils travaillent dans des ateliers surchauffés et enfumés. Un feu de charbon de bois, activé par un ou plusieurs soufflets, chauffent les fours en argile où le métal est fondu.


Sources:


forgeron

Parmi tous les artisans, le forgeron est l'un des plus importants. Il s'occupe de la fabrication des armes. Ainsi, la tranche de l'épée est durcie au moyen de la cémentation : chauffée sur un lit de charbon de bois, la lame absorbe du carbone, ce qui provoque la formation d'une très fine pellicule d'acier (environ 0,60 mm). La corne de boeuf brûlée peut remplacer le rôle du charbon. A noter que la lame reste en fer, seulement 1/10 ème de la surface est en acier.

Le forgeron s'occupe aussi de la fabrication des ustensiles indispensables à la vie quotidienne : les outils. Ainsi, il réalise les forces pour tondre la laine des moutons, les tenailles, les pinces etc... C'est aussi lui qui s'occupe de réaliser les roues des chars, les chaînes des esclaves et des torques pour ceux qui n'ont pas les moyens de se parer d'or ou de bronze. Il peut fabriquer des objects décoratifs comme des chenêts de cheminée. Les forgerons sont équipés de systèmes hydrauliques qui actionnent sans doute des marteaux. Ces forgerons fournissent les outils aux autres artisans, mais s'occupent aussi des armes.

La matière première, le minerai de fer est extraite en surface de puits peu profonds. Les forgerons gardent souvent secrets les endroits où ils s'approvisionnent. Pour tirer le métal de ce minerai, il faut le chauffer à une haute température. Dans un four construit au-dessus d'un trou peu profond et recouvert d'argile, le forgeron entasse en couches alternées du minerai de fer et du charbon de bois. Pour faire monter la température, il active le feu à l'aide de soufflet. Contrairement au bronzier, le forgeron ne peut pas couler son métal, son four n'est pas assez chaud. Vers 800 ou 900° C, le fer fond et coule au fond du fourneau, formant une "loupe", masse molle et spongieuse inutilisable telle quelle. Il faut alors faire rougir cette masse au feu et la travailler sur une enclume au marteau pour lui donner sa forme définitive. Pour alimenter le feu, il faut des quantités invraisemblables de bois, et ceci a peut-être été une des causes de la disparition des grandes forêts.


Sources:


orfèvre et argentier

Le plus souvent, les orfèvres consacrent leur matériau à la réalisation de bijoux : bagues, bracelets, boucles d'oreilles, fibules, torques. Leur technique est semblable à celle du bronzier : fonte au moulage, martelage et enfin travail sous forme de fil, notamment pour les bagues. Le filigrane est également une technique d'orfèvrerie qui consiste à créer des décors à l'aide d'un fil d'or ou d'argent, lisse, perlé ou torsadé, soudé sur la surface de l'objet. Les Celtes ne semblent pas maîtriser cette technique, mais l'imitent dans le bronze par la technique de la cire perdue. C'est ce que l'on désigne du terme de faux ou pseudo-filigrane. L'argent, lui, est plutôt utilisé pour la vaisselle.


Sources:


monnayeur

Les Gaulois commencent à frapper des monnaies vers la fin du IIIe siècle avant JC. Elles sont alors composées d'or et d'argent. Deux matrices en bronze gravées de motifs (des coins) sont placées de chaque côté de la future pièce que l'on appelle flan. Un flan est donc une pastille de métal, d'or, d'argent ou de bronze, d'un poids déterminé, qui, placée entre le coin dormant et le coin mobile, est transformée en monnaie. Un coin est une pièce en bronze massif, sorte de matrice, sur laquelle est gravée en creux l'image monétaire du droit (coin dormant, car fixé dans un billot de bois) ou du revers (coin mobile, tenu à la main, sur lequel est donné le coup de maillet lors de la frappe). Ainsi, lorsque le coup de marteau est donné, le flan prend les motifs des deux coins.


Sources:


plomblier

Les plombiers n'apparaissent véritablement qu'après la romanisation. Leur tâche réside essentiellement dans la fabrication de tuyaux et de sarcophages. Le plomb est généralement importé de Grande Bretagne et d'Espagne. La technique de réalisation des tuyaux est simple : on plie une feuille de plomb autour d'un mandrin calibré et on soude soigneusement les bords de cette feuille.


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