Anaillus - Anthroponyme apparaissant dans quatre inscriptions découvertes respectivement : à Limoges (Haute-Vienne), à Montenach (Moselle), à Plombières-les-Bains (Vosges), et à Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne). Nous retrouvons également ce nom sur de nombreuses marques de potiers. Ce nom est probablement basé sur un celtique *ana- "souffle", suivi d'une suffixation hypocoristique en *-illos -> "le petit souffle. X. Delamarre (2007 ; 2019), n'exclue pas une forme affaibli de *anavillo-, avec un second thème *villo "fil"(1). Les formes, Anaillius et Anailos, sont également attestées.
Montenach (AE 1927, 155) CVM ANAILLO DIES [...] CVM TERTIO DIES I INBRICIS DIES III INBRICEM BAIOLANDAM MORTARI VI DIES III TEGVL(A)E IN CAMPO RASSVRAE DIES I [P]ATERCLI DIES I
"(Un briquetier à travaillé) avec Anaillus (?) jours, avec Tertius une journée, aux tuiles creuses trois jours, à transporter sur son dos les tuiles creuses trois jours, correspondant à six fournées d'argile dans le mortarium (cuvette où était pétrie l'argile), à transporter des tuiles plates à rebords dans le champs de Rassura un jour, et dans celui de Paterclus un jour."
Sources: • X. Delamarre, (2007) - Noms de personnes celtiques dans l'épigraphie classique, Errance, Paris, 240p.
• X. Delamarre, (2019) - Dictionnaire des thèmes nominaux du gaulois (I. Ab- / Ixs(o)-), Les Cent Chemins, 398p.
• R. Clément, (1927) - "Un compte d'un briquetier gallo-romain du pays de la Moselle", Revue des Études Anciennes, n° 29-2, pp. 205-207
• Ch. Hoët-van Cauwenberghe, (2013) - "Supports d'écriture et gestion de production au quotidien dans le nord de la Gaule (Nerviens, Atrébates) : estampilles et graffiti sur briques et tuiles", Gallia, n° 70 (2), pp.295-313
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique