La langue gauloise (et autres langues celtiques de l'antiquité)
Le mot urus nous est transmis pour la première fois par Jules César dans La Guerre des Gaules (VI, 28), tandis que Macrobe le cite comme terme gaulois dans Saturnales (VI, 4, 23). Bien qu’attesté dans l’onomastique gauloise, sa ressemblance avec le germanique uraz permet de supposer un emprunt aux langues germaniques, l’aurochs étant en effet très fréquent en Europe centrale.
Jules César, La guerre des gaules, VI, 28 : "Une troisième espèce porte le nom d'urus. La taille de ces animaux est un peu moindre que celle des éléphants ; leur couleur et leur forme les font ressembler au taureau. Leur force et leur vélocité sont également remarquables ; rien de ce qu'ils aperçoivent, hommes ou bêtes, ne leur échappe. On les tue, en les prenant dans des fosses disposées avec soin. Ce genre de chasse est pour les jeunes gens un exercice qui les endurcit à la fatigue ; ceux qui ont tué le plus de ces urus en apportent les cornes en public, comme trophée, et reçoivent de grands éloges. On ne peut les apprivoiser, même dans le jeune âge. La grandeur, la forme et l'espèce de leurs cornes diffèrent beaucoup de celles de nos bœufs. On les recherche avidement, on les garnit d'argent sur les bords, et elles servent de coupes dans les festins solennels."
Macrobe, Saturnales, VI, 4, 23: "Le mot uri est une expression gauloise qui signifie bœuf sauvage."
Sources: • X. Delamarre, (2003) - Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 440p.
• J.-P. Savignac, (2004) - Dictionnaire français-gaulois, La Différence, Paris, 335p.
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique