Ailill mac Dúnlainge — Roi du Laigin (Leinster), fils de Dúnlaing. Il succède à son frère Illann mac Dúnlainge, mort en 506. Les Annála Ríoghachta Éireann placent sa mort en 526 apr. J.‑C. Il appartient à la dynastie des Uí Dúnlainge, qui dominera plus tard le Leinster, bien que les traditions généalogiques de cette période demeurent en partie reconstruites et parfois contradictoires.
Cette succession n'est toutefois pas unanimement admise. Les Annála Uladh enregistrent la mort d'Illann mac Dúnlainge comme roi du Laigin sous l'année 524 (chronologie traditionnelle, soit vers 527 dans les reconstructions modernes), sans mentionner le règne d'Ailill. Les autres grandes traditions annalistiques anciennes ne lui attribuent pas non plus explicitement la royauté du Leinster après son frère. La succession Illann → Ailill repose donc essentiellement sur la tradition des Annála Ríoghachta Éireann et sur certaines reconstructions généalogiques postérieures, tandis que les annales les plus anciennes semblent laisser Illann régner jusqu'à sa mort en 527. En conséquence, le règne d'Ailill mac Dúnlainge demeure discuté : son existence est assurée par les généalogies, mais sa place dans la succession des rois du Laigin n'est pas confirmée de manière concordante par l'ensemble des sources annalistiques.
Ailill mac Dúnlainge, est attesté comme acteur de la bataille de Cill Osnaigh / Cill Osnadha contre Óengus mac Nad Froích, roi de Munster, aux côtés de Muirchertach mac Erca, Eochaid Guinech et son frère Illann mac Dúnlainge. La bataille est bien conservée dans plusieurs traditions annalistiques, mais sa date varie : le Chronicon Scotorum la place en 487, les Annála Ríoghachta Éireann en 489, et les Annála Uladh en 495. L’événement est donc stable, mais sa datation ne l’est pas.
Son prénom, Ailill, est probablement issu du vieil-irlandais aile « autre, second, deuxième, l’un des deux ». Certains auteurs ont proposé une lecture liée à l’« Autre Monde » et traduisent parfois le nom par « être surnaturel » ou « elfe », mais cette interprétation repose sur une association culturelle et non sur le sens lexical premier du terme.
Sources: • J. O’Donovan (éd.), (1848-1851) - Annala Rioghachta Éireann / Annals of the Kingdom of Ireland by the Four Masters, Hodges & Smith, Dublin
• W. Hennessy, (1866) - Chronicon Scotorum: A Chronicle of Irish Affairs from the Earliest Times to A.D. 1135, Rolls Series, vol. 46. Londres, 419 p.
• R.A.S. Macalister, (1956) - Lebor Gabala Erenn. The Book of the Taking of Ireland V, 591p.
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique