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Vous êtes dans Encyclopédie de l'Arbre Celtique > Celtes dans l'Histoire / guerre des Gaules [-58:-51] / bataille de l'Aisne [été -57]
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Encyclopédie Celtique

La bataille de l'Aisne [été -57]

La bataille de l'Aisne

Les Belges viennent d'abandonner le siège de Bibrax. Ils se dirigent vers le camp de César, et établirent le leur à proximité des Romains. Les deux armées sont séparées par un marais ; elles se font face, mais personne ne prend l'initiative de l'attaque. Les Belges tentent de contourner le camp de César, et de passer par l'Aisne, Jules César est très vite prévenu, il lance ses légions sur ceux qui traversent la rivière, et fait un grand massacre. Les Belges ne pouvant traverser l'Aisne, voyant César campé sur ses positions, décident de rentrer chez eux. Mais le repli est complétement désorganisé, et ressemble bien plus à une fuite qu'a une retraite. César en profite, il lance ses troupes sur leurs traces, et c'est de nouveau un grand massacre. Le lendemain, Jules César reprend la poursuite, et va vers Noviodunum, la capitale des Suessions.

Jules César, La guerre des gaules, II, 8: "César, tenant compte du nombre des ennemis et de leur très grande réputation de bravoure, décida, pour commencer, de surseoir à la bataille ; il n'en livrait pas moins chaque jour des combats de cavalerie, pour éprouver la valeur de l'ennemi et l'audace des nôtres. Il vit bientôt que nos troupes n'étaient pas inférieures à celles de l'adversaire. L'espace qui s'étendait devant le camp était naturellement propre au déploiement d'une ligne de bataille, parce que la colline où était placé le camp, dominant de peu la plaine, avait, face à l'ennemi, juste autant de largeur qu'en occupaient nos troupes une fois mises en ligne, et se terminait à chaque extrémité par des pentes abruptes, tandis qu'en avant elle formait une crête peu accentuée pour s'abaisser ensuite insensiblement vers la plaine. César fit creuser à chaque bout un fossé d'environ quatre cents pas de long perpendiculairement à la ligne de bataille ; aux extrémités de ces fossés il établit des redoutes et disposa des machines, pour éviter que les ennemis, une fois nos troupes déployées, ne pussent, étant si nombreux, nous prendre de flanc tandis que nous serions occupés à combattre. Ces dispositions prises, il laissa dans le camp les deux légions de formation récente, pour qu'elles pussent, au besoin, être amenées en renfort, et il rangea les six autres en bataille en avant de son camps. L'ennemi, de même, avait fait sortir et déployé ses troupes."

Jules César, La guerre des gaules, II, 9: "Il y avait entre les deux armées un marais de peu d'étendue. L'ennemi attendait, espérant que les nôtres entreprendraient de le franchir ; de leur côté les nôtres se tenaient prêts à profiter des embarras de l'ennemi, s'il tentait le premier le passage, pour fondre sur lui. Pendant ce temps, un combat de cavalerie se livrait entre les deux lignes. Aucun des adversaires ne se hasardant le premier à travers le marais, César, après que l'engagement de cavalerie se fut terminé en notre faveur, ramena ses troupes dans le camp. Les ennemis, aussitôt, se portèrent sans désemparer vers l'Aisne qui, on l'a dit, coulait derrière nôtre camp. Là, ayant trouvé des gués, ils essayèrent de faire passer la rivière à une partie de leurs forces, dans le dessein d'enlever, s'ils le pouvaient, le poste commandé par le légat Quintus Titurius, et de couper le pont ; s'ils ne réussissaient pas, ils dévasteraient le territoire des Rèmes, d'où nous tirions de grandes ressources pour cette campagne et nous empêcheraient de nous ravitailler."

Jules César, La guerre des gaules, II, 10: "César, informé par Titurius, fait franchir le pont à sa cavalerie, à l'infanterie légère des Numides, aux frondeurs et aux archers, et marche contre les ennemis. Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements, et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres : une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés. Quand les Belges comprirent qu'ils devaient renoncer et à prendre Bibrax et à franchir la rivière, quand ils virent que nous nous refusions à avancer, pour livrer bataille, sur un terrain défavorable, comme enfin ils commençaient, eux aussi, à manquer de vivres, ils tinrent conseil et décidèrent que le mieux était de retourner chacun chez soi, sauf à se rassembler de toutes parts pour défendre ceux dont le territoire aurait été d'abord envahi par l'armée romaine ; de la sorte ils auraient l'avantage de combattre chez eux et non chez autrui, et ils pourraient user des ressources de ravitaillement que leur pays leur offrait. Ce qui les détermina, ce fut, outre les autres motifs, la raison suivante : ils avaient appris que Diviciacos et les Héduens approchaient du pays des Bellovaques, et on ne pouvait convaincre ces derniers de tarder plus longtemps à secourir les leurs."

Jules César, La guerre des gaules, II, 11: "La chose résolue, ils sortirent du camp pendant la deuxième veille en grand désordre et tumulte, sans méthode ni discipline, chacun voulant être le premier sur le chemin du retour et ayant hâte d'arriver chez lui ; si bien que leur départ avait tout l'air d'une fuite. César, aussitôt informé par ses observateurs de ce qui se passait, craignit un piège, parce qu'il ne savait pas encore la raison de leur retraite, et il retint au camp ses troupes, y compris la cavalerie. Au petit jour, apprenant par ses éclaireurs qu'il s'agissait bien d'une retraite, il envoya en avant toute sa cavalerie pour retarder l'arrière-garde ; il lui donna pour chefs les légats Quintus Pédius et Lucius Aurunculéius Cotta. Le légat Titus Labiénus reçut l'ordre de suivre avec trois légions. Ces troupes attaquèrent les derniers corps et, les poursuivant sur plusieurs milles, tuèrent un grand nombre de fuyards : l'arrière-garde, qu'on atteignit d'abord, fit face et soutint vaillamment le choc de nos soldats ; mais ceux qui étaient en avant pensaient être hors de danger et n'étaient retenus ni par la nécessité, ni par l'autorité des chefs : quand ils entendirent les clameurs de la bataille, le désordre se mit dans leurs rangs, et tous ne pensèrent plus à d'autre moyen de salut que la fuite. C'est ainsi que, sans courir de danger, nos soldats en massacrèrent autant que la durée du jour le leur permit ; au coucher du soleil, ils abandonnèrent la poursuite et revinrent au camp comme ils en avaient reçu l'ordre."


Sources:
  • Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique

  • Autres fiches en rapport

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