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Encyclopédie Celtique

Blesamios

Les personnages Celtes
Nom:Blesamios
Peuple:Galate
Etymologie:Le très puissant
Attesté(e):en 44 avant J.-C.
Evénement:Embassade galate à Rome


Blesamios - Important personnage galate au service du roi Déiotaros. Il fut envoyé en ambassade à Rome en 44 avant J.-C., lorsque Déiotaros fut accusé par son petit-fils Castor d'avoir comploté l'assassinat de Jules Cèsar. Son nom est a rapprocher de celui de la déesse "Belisama" (la très puissante), ou tout simplement : le très puissant.

Cicéron, Playdoyer pour Dejotarus, XII: "Quelle impudence! quelle cruauté! quel excès d'inhumanité ! Êtes-vous donc venu à Rome pour altérer nos droits et nos principes, pour souiller la douceur de nos moeurs par des infamies domestiques? Mais avec quelle adresse on a recueilli les griefs ! Blésamius, dit l'accusateur (car il se servait, pour vous outrager, du nom de cet honorable citoyen qui ne vous est pas inconnu), Blésamius écrivait souvent au roi que vous étiez haï, qu'on vous regardait comme un tyran; qu'en faisant ériger votre statue parmi celle des rois, vous aviez soulevé l'indignation générale; qu'on ne vous applaudissait jamais. Ne voyez-vous pas, César, que tous ces mensonges ont été ramassés parmi les bruits que la malveillance répand par la ville? Blésamius écrire que César est un tyran! Il avait vu en effet tomber la tête de beaucoup de citoyens! il en avait vu beaucoup persécutés, battus de verges, mis à mort par l'ordre de César! il avait vu nombre de familles ruinées et anéanties, le forum rempli de soldats armés! Nous n'avons point éprouvé avec vous les effets ordinaires de la victoire dans les guerres civiles. Oui, César, vous êtes le seul dont la victoire n'ait coûté la vie à personne hors du champ de bataille. Et celui que des citoyens libres, nés au sein de la liberté de Rome, n'accusent point de tyrannie, qu'ils regardent au contraire comme un vainqueur plein de clémence, paraîtrait un tyran à Blésamius, qui vit dans une monarchie ! Quant à la statue , songe-t-on à se plaindre de celle-là, surtout lorsqu'on en voit tant d'autres? Il est tout naturel sans doute de crier contre les statues de celui dont les trophées ne nous offensent point! Si c'est le lieu qui cause tant d'indignation, il n'y a jamais de place plus belle pour une statue que la tribune aux harangues. Que répondrai-je au sujet des applaudissements? Jamais vous ne les avez désirés; quelquefois le saisissement de l'admiration les a étouffés; peut-être aussi s'en est-on abstenu parce que rien de vulgaire ne saurait être digne de vous."

Cicéron, Playdoyer pour Dejotarus, XIV: "Si tels étaient déjà ses sentiments, je ne doute pas que votre lettre, dont j'ai lu une copie, et que vous avez remise à Tarragone entre les mains de Blésamius, ne l'ait encore rassuré et délivré de toute inquiétude. Vous l'engagez à avoir bon espoir, à être sans crainte ; or, je sais que de votre part ce ne sont pas de vaines paroles. Je me souviens que vous m'avez écrit à peu près dans les mêmes termes, et que les assurances que vous me donniez dans votre lettre n'étaient point trompeuses. J'ai fort à coeur la cause du roi Déjotarus : les intérêts de la république m'ont fait contracter amitié avec lui; nos goûts nous ont unis par des noeuds d'hospitalité; l'habitude a établi entre nous des liens d'intimité ; les services signalés qu'il a rendus à mon armée et à moi-même m'ont inspiré pour lui une tendre affection. Mais l'intérêt de Déjotarus n'est pas le seul qui me préoccupe, je dois songer en même temps à beaucoup d'honorables citoyens, auxquels il importe que vous ayez une fois pardonné, pour que votre générosité ne soit pas mise en doute, qu'il ne reste point dans le coeur des hommes d'éternelles inquiétudes, et que vous ne commenciez pas à inspirer de la défiance à ceux que vous avez une fois rassurés. Je ne dois point, César, selon la coutume des orateurs en de tels périls, essayer ici de vous attendrir par un discours; il n'en est pas besoin; votre coeur sait voler au-devant des suppliants et des malheureux, sans y être excité par des prières. Représentez-vous les deux rois; figurez-vous ce que vos yeux ne peuvent voir. Vous accorderez sans doute à la pitié, ce que vous aurez refusé au ressentiment. Il existe bien des monuments de votre clémence; mais ce qui la constate le mieux, c'est l'existence de ceux à qui vous aurez accordé la vie. Si de tels témoignages sont glorieux, quand on les trouve chez des particuliers, combien ne le seront-ils pas plus encore, quand on les trouvera chez des rois? Le nom de roi a toujours été respecté à Rome; mais le nom des rois alliés et amis y a été toujours sacré."

Cicéron, Playdoyer pour Dejotarus, XV: "Ces deux rois ont craint de perdre ce titre après votre victoire; mais comme vous le leur avez laissé et confirmé, j'ai la confiance qu'ils pourront le transmettre à leurs descendants. Voici les ambassadeurs du roi qui offrent d'engager leurs personnes pour le salut de leurs maîtres. C'est Hiéras, c'est Blésamius c'est Antigonus, qui sont depuis longtemps connus de vous et de nous tous; c'est Dorilaüs, qui se distingue, comme eux, par sa loyauté et par sa vertu, et qui fut naguère député vers vous avec Hiéras; ils sont tous dévoués aux deux rois et tous aussi, je l'espère, estimés de vous. Demandez à Blésamius s'il a jamais rien écrit au roi contre vous. Hiéras assume sur lui toute la responsabilité de cette cause; il se met à la place du roi sous le coup de toutes les accusations; il invoque votre mémoire, toujours si fidèle; il déclare qu'il ne vous a pas quitté un seul instant dans la tétrarchie de Déjotarus ; qu'il a assisté à votre entrée sur le territoire; qu'il vous a suivi jusqu'au moment de votre départ; qu'à votre sortie du bain il était avec vous; qu'il y était encore après le souper, quand vous avez examiné les présents, quand vous vous êtes retiré dans votre chambre; que le lendemain il ne se montra pas moins assidu auprès de vous. Si donc un seul des projets criminels que l'on reproche à Déjotarus a été conçu, il demande que vous le lui imputiez. Veuillez songer, César, qu'aujourd'hui votre sentence va causer la honte et le malheur de deux rois, ou leur sauver l'honneur avec la vie. Il est digne de la cruauté des accusateurs de désirer la perte des accusés; il convient à votre clémence d'assurer leur salut. "


Sources:
  • V. Kruta, Les Celtes - Histoire et dictionnaire, Laffont, Paris, 2000
  • X. Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2003
  • Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique

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    belisama (très puissante) [ mots et étymons de la langue gauloise : religion ]
    belo- / bello / beli- / belli- : (fort / puissant / hurler ) [ mots et étymons de la langue gauloise : force et bravoure ]
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