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En 61 après J.-C. La Bretagne est en pleine révolte. Suetonius, perce les lignes bretonnes et se rend à Londinium (Londres). Mais, il décide de sacrifier la ville, et se retire. La ville sera pillée, puis brulée par les brittons. Verulamium (Saint-Albans) subira le même sort.
| Tacite, Annales, XIV, 33. "Mais Suetonius, avec un courage admirable, perce au travers des ennemis, et va droit à Londinium, ville qui, sans être décorée du nom de colonie, était l'abord et le centre d'un commerce immense. Il délibéra s'il choisirait ce lieu pour théâtre de la guerre. Mais, voyant le peu de soldats qui était aux environs et la terrible leçon qu'avait reçue la témérité de Cerialis, il résolut de sacrifier une ville pour sauver la province. En vain les habitants en larmes imploraient sa protection; inflexible à leurs gémissements, il donne le signal du départ, et emmène avec l'armée ceux qui veulent la suivre. Tout ce que retint la faiblesse du sexe, ou la caducité de l'âge, ou l'attrait du séjour, tout fut massacré par l'ennemi. Le municipe de Verulamium éprouva le même sort; car les Bretons laissaient de côté les forts et les postes militaires, courant, dans la joie du pillage et l'oubli de tout le reste, aux lieux qui promettaient les plus riches dépouilles et le moins de résistance. On calcula que soixante-dix mille citoyens ou alliés avaient péri dans les endroits que j'ai nommés. Faire des prisonniers, les vendre, enfin tout trafic de guerre, eût été long pour ces barbares: les gibets, les croix, le fer, le feu, servaient mieux leur fureur; on eût dit qu'ils s'attendaient à l'expier un jour, et qu'ils vengeaient par avance leurs propres supplices." |
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