La langue gauloise (et autres langues celtiques de l'antiquité)
Indo-Européen :
*kekʷ(o)- : (boue, excrément, marais)
Irlandais :
cechor
Grec :
κόπρος (kópros) : (excrément, fumier)
cep- — En suivant les analyses de Xavier Delamarre (2019), un indo-européen *kekʷ(o)-, pourrait éventuellement être à l’origine d’un radical *cep- dans certains contextes onomastiques ou toponymiques, désignant la boue, les terrains humides ou marécageux. Cette hypothèse est notamment envisagée à partir de formes telles que Cepasia à Verceil, Cepasius en Pannonie supérieure ou encore Cepula à Lyon, ainsi qu’éventuellement dans le toponyme Ad Cepasias en Italie du Nord.
Le vieil irlandais cechar (forme eDIL ; cechor chez Delamarre, 2019) appartient à un lexique marginal désignant des réalités de saleté ou de matière organique dégradée. Sa graphie varie selon les traditions éditoriales, sans que cela implique de différence lexicale. Bien que ce terme ne soit pas directement rattachable à la racine *kekʷ(o)-, il s’inscrit, comme le grec κόπρος, dans un champ sémantique indo-européen relatif aux milieux souillés ou à la décomposition organique.
Sources: • X. Delamarre, (2023) - Dictionnaire des thèmes nominaux du gaulois (II. Lab- / Xantus), Les Cent Chemins, 570p.
• Royal Irish Academy. (1913-1976). Dictionary of the Irish Language, Based Mainly on Old and Middle Irish Materials, 7 volumes, Dublin, Royal Irish Academy.
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique