Dans le De lingua Latina, Varron cite quelques mots gaulois (sagum, reno, alauda) à titre d'exemples d'emprunts intégrés au latin, principalement dans un cadre étymologique et grammatical. Le gaulois n'y est pas décrit pour lui-même, mais comme une langue dont certains termes, déjà naturalisés, se déclinent selon les règles latines.
Varron, De Lingua Latina, V, 167 : "In his multa peregrina, ut sagum, reno gallica, ut gaunaca et amphimallum graeca ;"
"Plusieurs de ces vêtements ont des noms étrangers, comme sagum (saie), reno, qui sont gaulois, et comme gaunacum, amphimallum, qui sont grecs."
Varron, De Lingua Latina, VIII, 65 : "Quare si essent in analogia, aut ut Poenicum et Aegyptiorum vocabula singulis casibus dicerent, aut pluribus ut Gallorum ac ceterorum; nam dicunt alaudaalaudas et sic alia."
"Car s'ils suivaient l'analogie, ils devraient ne donner qu'un seul cas aux mots phéniciens et égyptiens, et en donner plusieurs aux mots gaulois et autres. Car on dit, par déclinaison d'alauda, alaudas (alouette) ; et ainsi d'autres mots."
Sources
• Julien Quiret pour l'Arbre Celtique
Liens analogiques
• alauda : (alouette) [ mots et étymons de la langue gauloise : animaux ] • sagos / sagus / sagum (Le) [ habillement / vêtements / chaussures ] • Varron [ auteurs antiques et anciens ]