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éléments d'héritage chamanique dans la mythologie celtique

Éléments d'héritage chamanique dans la mythologie celtique


La question de l'existence ou non de traces de chamanisme dans la religion celtique antique est âprement discutée depuis quelques années. Bernard Robreau, dans la conférence qu'il a donnée au musée du quai Branly le 18 février 2010, propose une synthèse des textes et des personnages mythiques présentant les éléments chamaniques les plus clairs, et propose une généralisation :

1e Précaution méthodologique : le principe de conservatisme insulaire

Il a été abondamment mentionné sur ce forum que les druides irlandais et les druides gaulois, du peu que l'on sache d'eux, sont très différents, alors même qu'ils portent le même nom générique.

Bien que les druides irlandais soient des figures médiévales, de mille ans postérieures aux druides continentaux, Robreau soutient que le principe de conservatisme périphérique et insulaire s'applique tout particulièrement bien à l'Irlande, île n'ayant eu que très peu de contact avec l'Empire Romain et le monde méditerranéen, alors qu'il est loin d'en être de même pour la Gaule.

Bien évidemment, cette hypothèse, qui rend les druides irlandais plus proches des Celtes de l'âge du fer que les druides d'époque césarienne, est d'autant plus tentante à mesure que l'on se rapproche de la Méditerranée. Pour autant, la Belgique nous a livré beaucoup moins de documents directs et indirects que les Eduens.

2e Précaution méthodologique : l'absence de dieux abstraits dans le chamanisme

Robreau part également du principe de la totale absence de tout dieu abstrait en contexte chamanique. Il est tout à fait clair, et cela a été abondamment répété, que le chamanisme et le polythéisme celtique ne sont pas synchrones, et les confondre relève de l'anachronisme. Dès l'instant où l'on admet que l'un comprend des éléments de l'autre, il est plus que tentant de vouloir y voir le reflet religieux d'un processus d'évolution sociale.

Toutefois, le fait que le chamanisme soit exempt de tout dieu abstrait et complexe comme illustré dans les religions polythéistes nous place devant un petit problème historiographique : On a tous été bercés dans l'idée que les Celtes vénéraient une déesse-mère unique dont les déesses de l'époque d'attestation seraient toutes des aspects évolués. Personnellement, j'ai toujours été sceptique par rapport à cette conception, mais c'est une opinion personnelle. Mais si elle devait être maintenue, il faudra y voir une création d'époque intermédiaire entre un état primordial chamanique et l'état d'attestation - qu'il résulte d'une création locale ou d'une influence d'adstrat, par exemple en provenance d'Anatolie où un culte de déesse-mère est attesté depuis le paléolithique.

On remarquera qu'alors même que Robreau fait allusion à l'hypothèse du chamanisme troglodyte de J. Clotte, avec en filigrane l'idée d'un chamanisme de substrat, il fait l'impasse sur l'interprétation classique de certains éléments statuaires préceltiques :

Le chamanisme : une "tripartition"

(voir : Le "chamanisme" sur wikipedia.org)

Le préalable à toute étude sur le chamanisme est un travail de définition. Un intervenant, qui malheureusement n'a pas laissé son nom, a proposé une définition restrictive de la pratique du chamane sur la base d'une tripartition spécifique. Un chamane est à la fois :
- un découvreur d'objets perdus
- un médecin
- un sorcier.

L'activité de sorcier du chamane donne lieu à une subdivision entre chamanes "blancs" - c'est à dire ouraniens, liés aux esprits célestes, à la métamorphose en oiseaux et au vol chamanique - et chamanes "noirs" - c'est à dire chtoniens, liés aux esprits de la terre, à la métamorphose en créatures rampantes et aux voyages au enfers. Il ne faut en aucun cas voir une dimension morale de magie blanche/noire dans cette subdivision. (Eliade, 1983)

L'activité du chamane repose sur une économie des âmes. Par une série de rituels relevant d'une improvisation musicale et poétique, il échange des âmes avec l'Autre Monde :
- pour détecter les troupeaux (en contexte de chasse) ou retrouver des animaux égarés (en contexte d'élevage)
- pour soigner les malades, dont les troubles sont réputés résulter de la perte de leur âme
- pour infliger des fléaux aux ennemis en capturant leurs âmes et celles de leurs troupeaux.

L'activité de chamane est le produit d'une élection de la part des créatures de l'Autre Monde. Typiquement, le chamane se découvre son élection au cours d'un rêve où son âme opère un voyage et franchit des obstacles qui révèlent son état.

Il y rencontre une créature de l'Autre Monde qui deviendra son époux surnaturel. Le fait est encore mentionné chez les sorciers de la Grèce antique, chez qui on appelle ce conjoint surnaturel le parèdre. Le parèdre est l'interlocuteur du chamane dans la négociation des âmes. Leur relation est si étroite que tuer magiquement le parèdre suffit à tuer son chamane.

Les personnages

B. Robreau s'est d'abord attaché à montrer en quoi les personnages littéraires irlandais figurés comme druides ou sorciers présentent des points communs essentiels avec les chamanes tel qu'on les connaît directement :


Les enfants de Calatin

(voir : La mort de Cúchullain sur pagesperso-orange.fr)

Faute de pouvoir vaincre Cúchullain, Medb fait former les enfants d'un certain Calatin aux arts magiques :
- Ce sont des sorciers, dont il est précisé qu'ils ont fréquenté les druides et les forgerons, et ont visité les enfers. Ce sont explicitement des druides, mais leurs pratiques sont souvent chamaniques, en particulier le voyage infernal et la métamorphose en oiseau
- Leur ennemi CúChullain est lui-même druide. Le texte précise qu'il reconnaît dans leurs pratiques des "cris druidiques"
- Leurs vêtements évoquent très fortement ceux des chamanes sibériens, avec de nombreux éléments animaux. Il en est de même des figurations des dieux attachés à la sorcellerie, tout particulièrement Lug et Karnonos. Ils incluent des cornes : en Sibérie, les cornes sont les attributs caractéristiques de la puissance magique des chamanes. Un chamane inefficace est dit "sans cornes".

(voir : Carnaval de D. Pauvert sur prehistoirepassion.com, et Influence du Chamanisme Turco-mongol sur les Ordres Mystiques Musulmans sur yerleske-campus.info)


Mog Ruith

Druide au service du grand roi d'Irlande dans le Forbuis Droma Damhghaire :
- Cornu
- Il a connu une très longue formation. Les chamanes connaissent une formation qui peut être très longue. Contrairement aux druides, il n'existe habituellement pas de collèges de chamanes. C'est néanmoins une évolution attestée chez les Toungouzes, les Bouriates et leurs voisins : c'est une évolution logique dans les sociétés nombreuses. L'activité des chamanes repose explicitement sur l'improvisation orale.

La formation de collèges est donc également logique lorsque apparaît un soucis de préservation des codes communs à la société, ce qui devient également une préoccupation dans les sociétés nombreuses et/ou voisines de sociétés nombreuses
- Il est lié aux animaux. Il n'est pas métamorphe, mais son disciple l'est, et il est capable de léviter quand il revêt sa tenue de plumes
- Il possède un chariot tiré par des boeufs.


Les porchers

(voir : The Quarrel of the Two Pig-keepers sur ncf.ca)

Dans la Chophur in Dá Muccida, prélude au cycle d'Ulster. Au cours de leur duel :
- Ils se livrent à de nombreuses métamorphoses, notamment en oiseaux
- et en vers
- Ils se livrent à des voyages, qualifiés d'épuisants.
- Ils sont liés au Royaume des Morts : ils sont respectivement porchers de deux royaumes situés à des portes du Royaume des Morts
- Toutes leurs métamorphoses ont lieu à Samain.


Etain

(voir : La courtise d'Etaine sur ce site)


- Métamorphosée en ver, puis en mouche
- Portée par un "vent druidique"
- S'échappe par un trou dans un plafond, sur le principe du vol chamanique qui passe par le trou aménagé pour la fumée dans le plafond de la yourte

Elle a un équivalent irlandais, Enid, dont le signifie "âme". Gereint, équivalent de Midhir, poursuit donc une âme - activité de base du chamane. Cette variante inverse le récit classique de création du chamane par un récit de décapitation, et reconstitue son corps par les techniques de la forge suivant un schéma bien attesté en Sibérie.

Elle a également un équivalent grec, Iô :

(voir : Un dieu psychopompe sur ce site)


Cúchullain

(voir : Cúchulainn un guerrier impie sur ce site)

Ses attributs chamaniques sont particulièrement nombreux :
- Il a un animal fétiche - il est un "chien". Il est frappé d'un interdit de consommation de cet animal ; dans une version, il meurt en tuant une loutre, "chien d'eau" en vieil irlandais
- Il manifeste des contorsions, notamment du visage, qui évoquent des métamorphoses
- Il est frappé de fureur guerrière
- Une "lune" s'élève du sommet de son crâne. (voir : Mythologie de Cernunnos ("Symbolisme de la corne"))
- Il produit une "nuée druidique"
- Il produit de la chaleur : la production de chaleur est un classique chez les chamanes ; chez les Eskimos et les Samoyèdes, la résistance au froid est signe d'élection chamanique ; cette notion a un parallèle précis en Inde : la racine indo-européenne *tep- = être chaud (latin tepor, russe n/gksq) a une acception spécialisée spécifique en sanskrit (tápas = ascèse) et en vieil irlandais (vieil irlandais teinm = illumination spirituelle, et aussi vieux cornique tes = ferveur)


Un texte de voyage chamanique

Le texte de la navigation de Mael Duin est un récit de voyage chamanique typique, avec très peu d'influences chrétiennes, hormis l'interpolation sur le thème du pardon du paragraphe XXXIII, impensable hors de l'idéologie chrétienne. Il en reprend non seulement la trame générale telle que décrite par les témoignages des chamanes eux-mêmes, mais aussi de nombreux détails, paragraphe par paragraphe.

(voir : &pg=PA123&lpg=PA123 target=blank>Le paradis interdit au Moyen Âge: La quête manquée de l'Avalon occidentale par Corin Braga sur books.google.fr).

Mael Duin veut partir en expédition sur l'île de Leix venger le meurtre de son père. Il demande les conseils du druide Nuca qui lui précise qu'il doit monter un équipage de 18 hommes, lui-même compris. Mais il ne peut refuser l'assistance de ses trois frères de fosterage, ce qui porte l'équipage à 21, avec trois hommes non-consacrés. (Prologue)

L'expédition est guidée par un vent surnaturel. (I) Elle doit ensuite combattre toute une série de monstres créés à partir de figures psychopompes :
- des fourmis géantes, (II) Les fourmis, et plus généralement les petits animaux sont les véhicules de l'âme. (voir : Moréchand Guy. Principaux traits du chamanisme mèo blanc en Indochine Par Guy Moréchand sur persee.fr, et Le Corps-Sans-Âme sur legendesbretonnes.fr) un correspondant grec dans La Paix d'Aristophane, qui évoque aussi l'Egypte
- des oiseaux géants, dont elle parvient à se nourrir, (III, sur leur aspect d'âmes : XIX)
- des chevaux géants. (IV, V) Les chevaux sont psychopompes dans de nombreuses sociétés chamaniques, tout particulièrement dans le monde scythe. D'une manière générale, les chevaux passent pour très sensibles aux migrations des âmes, au point d'être devins, en particulier pour tout ce qui concerne la mort, comme l'illustrent les chevaux de Cuchullain et ceux d'Achille.

Tout au long de l'exposé, le dernier livre de C. Sterck sur les Celtes circulait dans les travées. Comme me l'a fait remarquer Pierre par la suite, en l'ouvrant, on serait tombé sur un exposé des parallèles germaniques et indiens de cet élément celtico-hellénique du caractère de "mauvais augure" des chevaux.

Elle se nourrit ensuite d'éléments de l'Autre Monde plus spécifiquement celtiques, que certains ont proposé comme des codages de l'amanite tue-mouche : des saumons (VI), des pommes (VII, X) et des porcs (X).

On retrouve des éléments de codage de nourriture de l'Autre Monde (XIX, XX) et de l'amanite tue-mouche (des noisettes - XXIV, un saumon géant - XXV et surtout des baies rouges intoxicantes, d'un arbre identifié comme un saule ou un noisetier, que Mael Duin presse pour les préparer - XXIX) plus loin.

Mael Duin subit alors une épreuve typique de l'initiation chamanique : il ressent son corps broyé et démembré. (VIII)

(voir : Mythologie_mongole sur wikipedia.org)

La suite de l'expédition est caractéristique des voyages dans l'Autre Monde tels que décrits par les chamanes :
- paysages brûlés (XI)
- noircissements (des moutons - XII, des hommes - XV)
- rivières brûlantes (XIII), ce qui ne manquera pas d'évoquer le Styx ou le Phlegeton
- océan bouillant (XXI) : les Indo-européens, et encore les Germains comment en témoigne la langue allemande, ne distinguaient pas la mer de n'importe quelle autre étendue d'eau
- ascension chamanique (XXVI), codée par le motif du filet, pour lequel existent des illustrations archéologiques en contexte celtique continental jusqu'à époque romaine : (voir : Quart de statère Parisii sur pieces-gauloises.com, et &pg&pg=PA142&lpg=PA142 target=blank>Carte archéologique de la Gaule : Aisne Par Blaise Pichon sur books.google.fr) pour ce qui pourrait être une évocation archéologique de ce filet de l'Autre Monde.

À partir du paragraphe XXVI, le récit repart en arrière : les épisodes défilent à rebours jusqu'au point de départ
- source de jouvence (XXX) qui rappelle les sources magiques des portes du royaume des mots dans le contexte de l'orphisme.

Les trois frères de fosterage de Mael Duin, seuls non-attitrés pour l'expédition, sont tués par des procédés très probablement liés aux conceptions celtiques liées à la musique :
- le sommeil : le premier est tué et réduit en cendres par un chat pyrophore, après que ce dernier ait endormi les membres de l'expédition (XI)
- lamentations : le deuxième se joint aux hommes noirs en proie aux lamentations (XV), ce qui fait penser aux Sirènes et à leur équivalent indien, les Vargâ
- rire : le troisième se joint à la multitude riante (XXXI)
(voir : Un dieu psychopompe sur ce site)

B. Robreau n'avait pas matériellement le temps de détailler point par point le récit : j'ai fait ce travail en reprenant les motifs qu'il a détaillés, y compris ceux spécifiquement celtiques (quoiqu'ayant un parallèle grec connu moyennant une inversion) relatifs à la musique, auxquels j'ai ajouté les motifs spécifiquement liés à l'intoxication et le parallèle avec l'Odyssée.

Une religion universelle ? Chamanisme et religion des masques

À l'issue de cet exposé, B. Robreau s'est avancé à proposer, sans s'engager formellement, sur la voie de l'hypothèse que le chamanisme aurait pu être une religion quasi-universelle, avec pour seule exception la propagation du monothéisme à partir de la Perse.

En préalable, il a fait remarquer que le chamanisme se présente sous deux formes, géographiquement complémentaires : avec ou sans masques.

La religion des masques est une forme particulière de chamanisme où les esprits des morts et les esprits animaux sont figurés par des masques. Ils introduisent des spécificités rituelles, mais ne modifient pas le reste des conceptions.

Les masques sont attestés avec certitude en Asie centrale, chez les Eskimos, en Amérique centrale, au Tibet et aux marges de l'Inde sous influence tibétaine, en Afrique de l'ouest et du sud-ouest, en Egypte, et sur les îles du pourtour nord et est de l'Australie.

Les masques sont très présents dans le monde indo-européen. Un des titres d'Odin est grimr = "le masqué", et nombreux sont les masques qui renvoient au cortège du dieu sorcier, qui lui même renvoie aux esprits animaux. On ne sera donc pas surpris qu'en relation avec lui, les premiers acteurs, ceux du théâtre antique grec, aient été masqués. (voir : liste des noms d'Odin sur wikipedia.org).

Les masques ont aussi un lien fort avec le monde des morts, et servent à évoquer les ancêtres. Le fait est bien établi à Rome. (voir : rite funéraire de la religion romaine sur wikipedia.org, et masque en forme de crane sur magiedubouddha.com)

Une religion universelle ? Le particularisme africain

B. Robreau s'est vu objecter que son hypothèse, pour intéressante qu'elle soit, se heurte à un problème spécifique en Afrique : on y retrouve bien tous les éléments du chamanisme, sauf un : le voyage chamanique dans le monde des âmes y est absent. On ignore la portée de ce manque sur la validité générale de l'hypothèse.

Proposition personnelle : Lug Karnonos Oengus = une évolution du chamane divin ?

À la toute fin de la conférence, je me suis hasardé à avancer une hypothèse. Je ne cacherai pas qu'elle a été accueillie fraîchement par l'ensemble des intervenants de l'assemblée avec une suspicion d'anachronisme, que j'espère résulter du manque de clarté de mes explications et de mon manque de répartie.

Comme il a été évoqué plus haut, le chamanisme repose sur une tripartition, dont un intervenant a relaté qu'elle lui avait été formulée explicitement par un adepte centre-américain - ce qui tend à indiquer qu'elle est bien comprise et théorisée comme tel, ce qui n'a rien de surprenant pour une conception trop complexe pour que l'on puisse raisonnablement penser qu'elle soit produite en entretenue par hasard.

Le chamane est à la fois un médecin, un sorcier et un récupérateur d'âmes et d'objets disparus. En un sens, le chamane parfait procède à la fois d'Apollon, de Dionysos et d'Hermès, ou pour parler en termes celtiques, de Lug, de Karnonos et d'Oengus. Comme je l'ai précisé initialement, il existe un décalage temporel important entre le chamanisme que l'on peut postuler dans le passé indo-européen et les religions polythéistes attestées. En revanche, on peut postuler qu'elles lui soient tributaires plus que d'une simple succession temporelle. Aussi ai-je avancé que les archétypes incarnés par ces trois dieux soient produits de l'évolution de la caractérisation de ces trois fonctions respectivement. Cela expliquerait à mes yeux pourquoi ces trois dieux sont aussi liés et semblent échanger autant de matériel mythologique que ce qui semble transparaître quand on les étudie en détails, surtout quand on centre l'analyse sur Apollon-Lug.


Sources:
  • M. Eliade, Le chamanisme et les techniques archaïques de l'extase, Payot, 1983
  • Alexandre Avon pour l'Arbre Celtique

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