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Vous êtes dans Encyclopédie de l'Arbre Celtique > Histoire des Gallo-romains [-51:?] / troubles récurrents en Gaule [68 : 70] / révolte de Civilis et le premier Empire Gaulois [69:70]
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Encyclopédie Celtique

La révolte de Civilis et le premier Empire Gaulois [69:70]

69 - 70 ap. J.-C. - La Révolte de Civilis et le premier Empire Gaulois.

Un citoyen romain d'origine batave, Préfet de cohorte, Claudius Civilis et son frère Julius Paullus furent suspectés par Fonteius Capito de comploter contre Néron. Ce dernier fit trancher la tête à Paullus, et livra Claudius à l'empereur, qui de son côté le fit jeter dans un cachot. A son arrivée au pouvoir, Galba lui rendit la liberté et le renvoya en Germanie au désespoir de l'armée de Fontéius qui s'empara de lui, et réclama son exécution.

Tacite, Histoire, IV, 12: "Pendant ces mêmes jours, la nouvelle de plus en plus accréditée d'un grand désastre en Germanie était reçue à Rome sans y répandre le deuil; on parlait de nos armées battues, des camps de nos légions pris, des Gaules soulevées, comme de choses indifférentes. Je reprendrai d'un peu plus haut les causes de cette guerre, et je dirai combien de nations étrangères ou alliées concoururent à ce vaste embrasement."

Tacite, Histoire, IV, 13: "Julius Paulus et Claudius Civilis, issus d'un sang royal, surpassaient en illustration tous les autres Bataves. Paulus, accusé faussement de révolte, fut tué par Fonteius Capito. Civilis fut chargé de chaînes et envoyé à Néron; absous par Galba, il courut un nouveau danger sous Vitellius, dont l'armée demandait sa mort. Telle fut la cause de ses ressentiments: son espoir vint de nos malheurs. Civilis, plus rusé que le commun des barbares, et qui se comparait aux Annibal et aux Sertorius, parce qu'il portait au visage la même cicatrice, ne voulut pas attirer sur lui les forces romaines par une rébellion déclarée. Il feignit d'être ami de Vespasien et de prendre parti dans nos querelles."

La révolte de Vindex a ouvert la voie à un certain nombre de révoltes gauloises. L'Empire connaissait alors une situation de crise sans pareil. L'annonce de la défaite de Vitellius à Crémone (octobre 69), puis celle de sa mort (décembre 69), achevèrent de démoraliser les soldats du Rhin qui se mutinèrent et tuèrent certains de leurs chefs. En effet, les officiers soutenaient Vespasien, et les troupes, Vitellius. Claudius Civilis qui combattait à l'origine au nom de Vespasien profita de cette désorganisation, et, entrepris un combat contre Rome, afin de rendre leur liberté aux Gaulois et aux Germains. L'incendie du Capitole qui fut présenté comme un présage de la fin prochaine de Rome poussa nombre de Gaulois à rejoindre le camp de la révolte.

Tacite, Histoire, IV, 54: "Cependant la mort de Vitellius, annoncée dans les Gaules et la Germanie, avait ajouté la guerre à la guerre. Civilis, renonçant à la feinte, se lançait sur le peuple romain. Les légions vitelliennes aimaient mieux un étranger pour maître que Vespasien pour empereur. Les Gaulois avaient pris de l'audace à l'idée que la fortune de nos armes était partout la même; car le bruit courait que les Sarmates et les Daces tenaient assiégés nos camps de Mésie et de Pannonie; et l'on en supposait autant de la Bretagne. Rien surtout n'avait, comme l'incendie du Capitole, accrédité l'opinion que l'empire touchait à sa fin."Autrefois, disait-on, Rome avait été prise par les Gaulois; mais la demeure de Jupiter était restée debout, et l'empire avec elle. Ces flammes, au contraire, le destin les avait allumées comme un signe de la colère céleste et un présage que la souveraineté du monde allait passer aux nations transalpines." Telles étaient les vaines et superstitieuses prédictions des Druides. On s'était aussi persuadé que les nobles gaulois envoyés par Othon à la rencontre de Vitellius s'étaient promis, avant leur départ, de ne pas manquer à la cause de l'indépendance, si une suite continuelle de guerres civiles et de fléaux domestiques détruisaient les forces du peuple romain."

Les Gaulois qui rallièrent le camp des révoltés étaient des notables, ayant obtenus la citoyenneté romaine et des officiers. Julius Classicus et Julius Tutor chez les Trévires, Julius Sabinus (qui prétendant descendre de César) chez les Lingons, rejoignirent Claudius Civilis et la prophétesse Velléda avec les troupes placées sous leurs ordres.

Tacite, Histoire, IV, 65: "Alors Civilis quitta cette longue et rousse chevelure, que, d'après un voeu de ces pays barbares, accompli par le massacre des légions, il laissait croître depuis le moment où il avait pris les armes contre les Romains. On ajoute qu'ayant un fils tout jeune encore, il exposa quelques-uns de nos prisonniers aux flèches et aux javelots que lançait dans ses jeux la main de cet enfant. Au reste, il ne s'engagea, ni lui ni aucun de ses Bataves, par le serment de fidélité aux Gaulois; il se fiait sur les ressources de la Germanie, et, s'il fallait disputer l'empire aux Gaulois, il avait pour lui sa renommée et sa prépondérance. Munius Lupercus, commandant d'une légion, fut envoyé en présent à Velleda. Cette fille, de la nation des Bructères, jouissait au loin d'une grande autorité, fondée sur une ancienne opinion des Germains, qui attribue le don de prophétie à la plupart des femmes, et, par un progrès naturel à la superstition, arrive à les croire déesses. Velleda vit alors croître son influence, pour avoir prédit les succès des Germains et la ruine des légions. Lupercus fut tué en chemin. Un petit nombre de centurions et de tribuns, nés en Gaule, restèrent comme otages entre les mains de Civilis. Les quartiers des cohortes, de la cavalerie, des légions, furent saccagés et brûlés; on ne conserva que ceux de Mogontiacum et de Vindonissa."

Ce ralliement permit au Batave de s'emparer de Vetera (Xanten), Vindonissa (Windisch) et Mogontiacum (Mayence) et enfin Colonia Agrippina (Cologne).

Tacite, Histoire, IV, 66: "Civilis accru de l'alliance des Agrippiniens, entreprit de gagner les cités voisines, ou de faire la guerre à celles qui résisteraient. Il avait conquis les Sunuques et formé leur jeunesse en cohortes, quand ses progrès furent arrêtés par Claudius Labeo, qui, avec une troupe de Bétasiens, de Tongres et de Nerviens, ramassée à la hâte, lui fit tête au pont de la Meuse. Labeo comptait sur cette position, dont il s'était emparé d'avance, et l'on combattit dans les défilés avec un succès douteux, jusqu'au moment, où les Germains, passant à la nage, tombèrent sur ses arrières. En même temps Civilis, par un mouvement audacieux ou convenu, court aux Tongres, et, d'une voix forte: "Nous n'avons pas pris les armes, s'écrie-t-il, pour que les Bataves et les Trévires commandent aux nations; loin de nous cet orgueil. Recevez notre alliance; je passe avec vous, général ou soldat, comme vous l'ordonnerez." La foule ébranlée remettait le glaive dans le fourreau: Campanus et Juvenalis, deux des principaux du pays, livrèrent toute la nation. Labeo s'enfuit avant d'être enveloppé. Civilis, ayant aussi reçu la soumission des Bétasiens et des Nerviens, les joignit à son armée. Ainsi croissait chaque jour, par la terreur ou la sympathie des peuples, la puissance de ce chef."

L'ivresse du succès aidant, Julius Classicus se proclame Empereur des Gaules, auquel certaines légions firent allégeance. La rébellion s'étendit alors sur une grande partie de la Belgique et de la Germanie romaine et reçut le renfort de nombreux peuples germains transrhénans. Néanmoins un premier coup dur fut infligé par les Séquanes, qui écrasèrent les Lingons de Sabinus et le contraignirent à la fuite.

Tacite, Histoire, IV, 67: "Cependant Julius Sabinus, après avoir détruit tous les monuments de l'alliance des Lingons avec Rome, se fait saluer César et entraîne contre les Séquanes, nation limitrophe et fidèle à notre empire, une multitude nombreuse et indisciplinée de ses compatriotes. Les Séquanes ne refusèrent pas le combat, et la victoire se déclara pour la bonne cause: les Lingons furent défaits."

Le mouvement commença alors à s'essouffler dans la mesure où les troupes prirent conscience de leur vulnérabilité et de ce fait commencèrent à craindre la vengeance de l'Empereur. De plus des conflits internes dans le camp indépendantiste n'aidèrent pas les soldats à reprendre confiance. Civilis, qui n'avait pas prêté serment à l'Empire des Gaules, prétendait leur imposer son autorité en s'appuyant sur les tribus germaniques, ce qui fit hésité certaines cités à s'engager à ses côtés. Vespasien profita de ce moment de crise dans l'Empire Gaulois pour armer une grande expédition punitive placée sous les ordres de Gallus Annius et de Q. Petillus Cerialis.

Tacite, Histoire, IV, 68: "Des légions victorieuses la sixième et la huitième, des vitelliennes la vingt et unième, et parmi les nouveaux corps la seconde, furent conduites les unes par les Alpes Cottiennes et Pennines, les autres par les Alpes Graïennes. On fit venir de Bretagne la quatorzième légion, et d'Espagne la sixième et la dixième. En apprenant la marche de cette armée, les cités gauloises, qui déjà inclinaient à la paix, s'assemblèrent chez les Rémois. Une députation des Trévires les y attendait, ayant à sa tête l'homme le plus ardent à souffler le feu de la guerre, Julius Valentinus. Dans un discours étudié, où il accumula tous les reproches qu'on a coutume d'adresser aux grandes puissances, Valentinus se répandit, contre le peuple romain en injures et en invectives, orateur de trouble et d'anarchie, auquel une éloquence forcenée attirait de nombreux partisans."

Cet immense danger menaçant les cités gauloises, celles-ci, à l'invitation des Rèmes tinrent une assemblée des Gaules (cf. Guerre des Gaules) à Durocortorum (Reims), pour choisir entre l'indépendance ou la paix. Les indépendantistes étaient soutenus par un Trévire, Tullius Valentinus tandis que le camp de la paix était représenté par le Rème Julius Auspex. Les délégués examinèrent pesèrent toutes les conséquences d'une sécession qui se traduirait inévitablement par une domination germanique, en remplacement de la tutelle romaine.

Tacite, Histoire, IV, 69: "Julius Auspex, un des principaux Rémois, fit valoir la force des Romains et les avantages de la paix. "Si des lâches, disait-il, peuvent aussi commencer les guerres, c'est aux périls des braves qu'elles se poursuivent; et déjà les légions sont sur nos têtes." Il parvint ainsi à retenir les gens sages par le frein de l'honneur et du devoir, les plus jeunes par le danger et la crainte. On loua le courage de Valentinus; on suivit le conseil d'Auspex. Il est certain qu'une chose nuisit aux Trévires et aux Lingons dans l'esprit des Gaulois: ce fut d'avoir suivi contre Vindex les drapeaux de Verginius. Beaucoup furent aussi détournés par des rivalités de provinces. "Qui aurait en effet la direction de la guerre? De qui recevrait-on les ordres et les auspices? Quel serait, en cas de succès, le siège du nouvel empire?" Ainsi la discorde n'attendait pas la victoire. Ceux-ci mettaient en avant des traités, ceux-là leurs richesses et leurs forces, d'autres l'ancienneté de leur origine; c'étaient des querelles sans fin. Déjà fatigués de l'avenir, ils s'en tinrent au présent. Des lettres furent écrites au nom des Gaules pour inviter les Trévires à déposer les armes; " leur faute était pardonnable et les intercesseurs tout prêts, s'ils voulaient se repentir." VaIentinus resta ferme et empêcha sa patrie de rien entendre; moins actif toutefois à préparer la guerre qu'assidu à haranguer le peuple."

Les partisans de la paix, qui étaient les plus nombreux, et surtout moins divisés que les partisans de l'indépendance réussirent à convaincre la plupart des cités qui résolurent librement de demeurer fidèles à Rome. En dépit des résultats apportés par la consultation des Gaules, Civilis battait la campagne en s'obstinant à prendre ou à chasser Labeo. L'inactivité de Classicus et de Tutor permit à la legio XXI de traverser les Alpes et d'entrer à Vindonissa et à une seconde légion commandée par Sextilius Felix de venir depuis la Rétie renforcée par groupe de cavaliers qui avait pour chef Julius Briganticus, fils d'une soeur de Civilis et pour qui il éprouve de la haine. Les Trévires, Vangions, Triboques et Céracates commandés par Tutor anéantirent une cohorte avant d'être à leur tour vaincus à Bingium.

Tacite, Histoire, IV, 70: "Tutor, après avoir ajouté aux bandes tréviroises des recrues de Vangions, de Céracates et de Triboques, les renforça de vieux légionnaires tant à pied qu'à cheval, qu'il corrompit par l'espérance ou força par la crainte. Ceux-ci massacrèrent d'abord une cohorte qu'avait détachée en avant Sextilius Félix; bientôt, en voyant approcher des généraux et une armée romaine, ils retournèrent, par une désertion honorable, au poste du devoir, et furent suivis des Triboques, des Vangions et des Céracates. Tutor, accompagné des Trévires, évita Mayence et se rendit à Bingium. Il comptait sur cette position parce qu'il avait rompu le pont de la Nava: il fut trahi par un gué que découvrirent les cohortes de Sextilius, assailli par elles, et battu. Cette défaite consterna les Trévires: la multitude, quittant les armes, se dispersa dans la campagne; quelques grands, afin de paraître avoir les premiers renoncé à la guerre, se réfugièrent dans les cités qui n'avaient pas abjuré l'alliance des Romains.Les deux légions, transportées, comme nous l'avons dit, de Novaesium et de Bonna à Augusta-Trevorum, prêtèrent d'elles-mêmes serment à Vespasien. Ces événements s'étaient passés en l'absence de Valentinus. Comme il arrivait furieux et prêt à tout bouleverser de nouveau, les légions se retirèrent chez les Médiomatrices, cité alliée. Valentinus et Tutor ramènent les Trévires aux armes, et, afin de les enchaîner plus étroitement au crime en leur ôtant tout espoir de pardon, ils tuent les lieutenants Herennius et Numisius."

Petilius Cerialis de son côté parvint à Mogontiacum où il écrasa les Trévires et fit prisonnier Tullius Valentinus. Il entra le lendemain à Augusta-Trevorum, capitale des Trévires.

Tacite, Histoire, IV, 71: "Civilis et Classicus, en apprenant la fuite de Tutor, la défaite des Trévires et les succès de l'ennemi, rassemblèrent précipitamment leurs troupes éparses, et, dans leur effroi, ils dépêchèrent courrier sur courrier à Valentinus, pour l'avertir de ne pas risquer d'affaire décisive. Cerialis ne s'en hâta que plus: il envoie des officiers chez les Médiomatrices, avec ordre de diriger les légions contre l'ennemi par le chemin le plus court; il réunit ce qu'il avait de soldats à Mayence et ce que lui-même en avait amené, et en trois marches il arrive à Rigodulum. Valentinus occupait avec un corps nombreux de Trévires ce poste, que fermaient des montagnes et la rivière de Moselle, et qu'il avait encore fortifié par des fossés et des amas de pierres. Ces remparts n'effrayèrent point le général romain; il ordonne à l'infanterie de s'ouvrir passage, et à la cavalerie de s'élever en bataille sur la hauteur; plein de mépris pour des bandes ramassées au hasard, et qui ne devaient pas être si fortes de leur position que les siens ne le fussent encore plus de leur courage. On eut quelque peine à monter, tant qu'on marcha sous les traits de l'ennemi; dès qu'on se fut joint, les rebelles roulèrent abattus et précipités. Une partie des cavaliers, qui avait tourné la montagne par des pentes plus douces, fit prisonniers les principaux Belges et avec eux leur chef Valentinus."

Civilis et Classicus ne s'avouèrent pas pour autant vaincus et essaient sans succès de vaincre Cérialis par la ruse.

Tacite, Histoire, IV, 75: "Augusta-Trevorum était occupée par l'armée victorieuse, lorsque Civilis et Classicus envoyèrent à Cerialis des lettres dont le sens était "que Vespasien, malgré le soin avec lequel on en cachait la nouvelle, avait cessé de vivre; que Rome et l'Italie étaient dévorées par la guerre intestine; que Mucien et Domitien n'étaient que de vains noms, sans force véritable; que, si Cerialis voulait pour lui l'empire des Gaules, eux-mêmes se renfermeraient dans les limites de leurs cités; que, s'il préférait le combat, ce parti ne leur convenait pas moins." Cerialis, sans répondre à Civilis et à Classicus, envoie à Domitien les lettres et le messager. Les ennemis, dont les troupes étaient divisées, arrivèrent de toutes parts. Plusieurs blâmaient Cerialis d'avoir souffert leur jonction quand il pouvait couper chaque corps séparément. L'armée romaine entoura son camp de fossés et de palissades, précaution qu'on avait négligé de prendre en s'y établissant."

Les désaccords entre Civilis, Tutor et Classicus firent le reste. Ils furent défaits à Augusta-Trevorum puis lâchés par les habitants de Colonia-Agrippina. Fabius Priscus reçu la reddition des Nerviens et des Tongres. Civilis reconstitua son armée et recommence la lutte. Il reprit Vettera et battent Cérialis avant d'être à son tour défait. Il se réfugie dans " l'île des Bataves " et avec le concours de Verax, de Classicus et de Tutor donne l'assaut aux postes établis par les Romains.

Tacite, Histoire, V, 20: "Il y eut donc un reste de guerre, et même assez redoutable pour qu'en un jour Civilis attaquât sur quatre points les cantonnements des cohortes, de la cavalerie et des légions; la dixième légion dans Arenacum, la seconde à Batavodurum; les cohortes et la cavalerie à Grinnes et à Vada. Il avait partagé ses troupes de manière que lui, Verax, fils de sa soeur, Classicus et Tutor, conduisaient chacun un corps séparé. Ce n'est pas qu'il se crût sûr de réussir partout; mais en multipliant les attaques, il espérait que le sort en favoriserait quelques-unes. "Cerialis d'ailleurs prenait peu de précautions; assailli de tant de nouvelles à la fois, courant d'un poste à l'autre, ne pouvait-il pas être enlevé sur la route? " Le corps envoyé contre la dixième légion, jugeant que la forcer était une tâche difficile, tomba sur les soldats sortis du camp et occupés à couper du bois; cinq des premiers centurions, le préfet de camp et quelques soldats furent tués; le reste de la légion se défendit derrière ses retranchements. Pendant ce temps une troupe de Germains s'efforçait de rompre le pont commencé à Batavodurum. Le succès était indécis, quand la nuit fit cesser le combat."

Une bataille navale fut menée sur le Rhin, les troupes gallo-germaniques sont vaincues, l'île des Bataves est ravagée par Cérialis. Classicus et Tutor disparurent à jamais, tandis que Tacite nous apprend l'existence d'une dernière entrevue entre Cérialis et Civilis sur le pont de Nabal où Civilis expliqua ses motivations.

Tacite, Histoire, V, 26: "Cette disposition des esprits ne put échapper à Civilis, et il résolut d'en prévenir les suites. À l'ennui de ses maux se joignait l'espérance de la vie, qui brise quelquefois les plus fermes courages; il demanda une entrevue. Le pont du Nabal fut coupé par le milieu, et les deux chefs s'étant avancés jusqu'à l'endroit de la rupture, Civilis commença de la sorte; "Si j'avais à me justifier devant un lieutenant de Vitellius, il ne devrait ni pardon à ma conduite, ni foi à mes paroles. Tout était entre nous haine et hostilités; et, s'il en donna le signal, j'en aggravai la violence. Pour Vespasien, il eut toujours mes respects; quand il était homme privé, on nous appelait amis. Ces faits sont connus d'Antonius Primus, dont les lettres m'excitaient à la guerre, pour empêcher les légions germaniques et les milices gauloises de passer les Alpes. Pressé par les messages d'Antoine, par la voix d'Hordeonius, j'ai pris les armes en Germanie, comme en Syrie Mucien, Aponius en Mésie, Flavianus en Pannonie...."

Julius Sabinus, depuis la victoire des Séquanes s'était caché avec sa femme Eponine. Victimes d'une trahison, ils furent arrêtés. Éponine devenue chrétienne insulta l'empereur Vespasien et fut exécutée après son mari, en 79 ap. J.-C. Elle fut béatifiée sous le nom de Sainte-Eponine et fêtée le 1er novembre.


Sources:
  • Julien Quiret pour l'Arbre Celtique

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