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Druentia est le nom antique de la Durance. Cette rivière, affluente du Rhône est apparue dans l'histoire à l'occasion de sa traversée par Hannibal Barca, alors en route vers l'Italie.
| Silius Italicus, Guerres Puniques, III, 460 : "Déjà l'armée s'avance par le pays des Tricastins, et se porte par des chemins plus faciles dans les champs des Voconces, Là, des troncs d'arbres et des débris de roches attestent la fureur de la Druentia, et ses ravages dans la plaine unie que traverse Annibal."
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| Tite-Live, Histoire Romaine, XXI, 31 : "Il se détourna sur la gauche vers le pays des Tricastins, et, côtoyant l'extrême frontière des Voconces, il pénétra sur le territoire des Tricorii, sans éprouver sur sa route aucun retard, jusqu'aux bords de la Druentia. Cette rivière qui descend aussi des Alpes, est de toutes celles de la Gaule la plus difficile à passer. En effet, malgré la grande quantité de ses eaux, elle ne peut soutenir de barques, parce que son lit, qui ne connaît point de rives, forme vingt courants toujours nouveaux, et présente partout des gués et des tourbillons qui rendent le passage incertain pour le piéton même, sans parler des roches pleines de gravier qu'elle charrie, et qui font perdre à chaque instant l'équilibre. Les pluies, qui l'avaient grossie, occasionnèrent un grand tumulte dans le passage, parce qu'indépendamment des autres dangers, les soldats se troublaient eux-mêmes par leur propre effroi et leurs cris confus."
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| Tite-Live, Histoire Romaine, XXI, 32 : "Hannibal, après le passage de la Druentia, gagna les Alpes presque toujours par des pays de plaines, où les habitants n'entravèrent point sa marche. Mais une fois au pied des montagnes, quoique la renommée, qui ordinairement exagère les objets inconnus, eût d'avance prévenu les esprits, lorsque l'oeil put voir de près la hauteur des monts, les neiges qui semblaient se confondre avec les cieux, les huttes grossières suspendues aux pointes des rochers, les chevaux, le bétail paralysés par le froid, les hommes sauvages et hideux, les êtres vivants et la nature inanimée presque entièrement engourdis par la glace, cette scène d'horreur, plus affreuse encore à contempler qu'à décrire, renouvela les terreurs de l'armée." |
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